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Aide Sud Prévention TPE-PME : mandat ad hoc / conciliation

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Quand une entreprise commence à rencontrer des difficultés, agir tôt fait souvent la différence. En Provence-Alpes-Côte d’Azur, la Région Sud a mis en place un dispositif utile : Aide Sud Prévention TPE-PME.

Cette aide vise les entreprises engagées dans une procédure de prévention, c’est-à-dire un mandat ad hoc ou une conciliation ouverte par le tribunal compétent.

À quoi sert l’aide “Sud Prévention TPE-PME” ?

L’objectif est simple : réduire le coût des démarches nécessaires pour organiser la prévention des difficultés (mandat ad hoc / conciliation).

Concrètement, l’aide peut participer au financement :

  • des honoraires liés à la procédure (conciliateur/mandataire ad hoc),

  • des travaux comptables et prévisionnels (expert-comptable / CAC),

  • des frais de greffe,

  • et, dans certains cas, d’une analyse stratégique financière et économique.

Quelles entreprises peuvent bénéficier du dispositif ?

Pour être éligible, l’entreprise doit notamment remplir toutes les conditions suivantes :

Conditions principales d’éligibilité

L’entreprise doit :

  • être immatriculée au RCS et/ou au Répertoire des métiers ;

  • avoir son siège (ou l’établissement concerné) en Provence-Alpes-Côte d’Azur ;

  • exister depuis plus de 3 ans à la date de dépôt ;

  • employer entre 3 et 249 salariés ;

  • réaliser un chiffre d’affaires ≤ 50 M€ ;

  • disposer d’au moins deux bilans ;

  • avoir une ordonnance du tribunal ouvrant un mandat ad hoc ou une conciliation (procédure ouverte depuis le 1er juillet 2025) ;

  • être à jour des cotisations sociales et fiscales (sauf reports validés) ;

  • respecter le régime des aides “de minimis” : le cumul d’aides publiques ne doit pas dépasser 300 000 € sur 3 ans (apprécié à la date du dépôt).

En pratique, le point bloquant le plus fréquent est l’absence d’une ordonnance conforme, ou des factures non acquittées (voir plus bas).

Montant de l’aide : combien pouvez-vous obtenir ?

L’aide Sud Prévention TPE-PME de la Région Sud prévoit :

  • une aide plafonnée à 20 000 € ;

  • un financement à hauteur de 80 % des dépenses éligibles ;

  • des dépenses retenues uniquement si elles sont facturées et totalement acquittées ;

  • des factures émises dans les 12 mois précédant le dépôt ;

  • un minimum de dépenses éligibles fixé à 3 000 € HT.

Autrement dit : si vous avez 10 000 € HT de dépenses éligibles payées, l’aide peut aller jusqu’à 8 000 € (dans la limite de 20 000 €).

Quelles dépenses sont éligibles ?

L’aide Sud Prévention TPE-PME finance les dépenses directement liées à la procédure de conciliation ou de mandat ad hoc, notamment :

  • les Frais de greffe ;

  • les Honoraires du conciliateur ou du mandataire ad hoc (acquittés) ;

  • les Honoraires de l’expert-comptable ou du commissaire aux comptes pour :

    • le plan de développement,

    • le compte de résultat prévisionnel,

    • la trésorerie (actuelle et prévisionnelle),
      réalisés dans le cadre de la procédure ;

  • le Coût d’une analyse stratégique financière et économique (évaluation de la santé financière et des perspectives de redressement), réalisée par un professionnel : expert indépendant, cabinet spécialisé, expert-comptable, analyste financier et, selon les cas, administrateur judiciaire.

Il est nécessaire de garder une traçabilité claire (factures + preuves de paiement), car la Région raisonne sur justificatifs acquittés.

Dossier de demande : les pièces à fournir

Pour éviter un aller-retour (et perdre du temps), prépare un dossier complet dès le départ.

Pièces indispensables

Le dossier doit notamment contenir les documents suivants:

  • l’ordonnance d’ouverture de la conciliation ou du mandat ad hoc ;

  • les factures acquittées :

    • du conciliateur / mandataire ad hoc,

    • de l’expert-comptable / CAC (uniquement sur les documents financiers liés à la procédure),

    • des frais de greffe,

    • de l’analyse stratégique (si demandée) ;

  • une attestation de l’expert-comptable ou du CAC indiquant :

    • l’effectif à la date d’ouverture,

    • le chiffre d’affaires du dernier exercice clos ;

  • un RIB au nom de la société ;

  • un extrait Kbis de moins de 3 mois ;

  • une attestation sur l’honneur “de minimis” (aides perçues/demandées sur les 2 derniers exercices + exercice en cours) ;

  • un état récapitulatif des dépenses (listant les factures produites), signé par le représentant légal.

Pièces complémentaires : attention au délai

La Région peut demander des pièces supplémentaires. Dans ce cas, il faut répondre dans un délai de deux mois à compter de la demande de complétude.